En votant le nouveau traité Européen, le parlement Français accepte la fin de notre démocratie
article écrit le 16/11/2007
auteur Franz.
L'histoire retiendra que la fin de notre démocratie a été annoncée par N. Sarkozy à l'occasion de son discours devant le Parlement Européen à Strasbourg le 13 Novembre 2007.
Dès lors, en prétendant avoir été autorisé par le peuple, au moment de son élection, à ratifier en son nom le nouveau traité Européen, le ci-devant commet une forfaiture.
Comment affirmer cela alors qu'aucune question relative à cette liberté n'était posée sur le bulletin de vote ? Comment même le prétendre de manière implicite alors que le texte n'existait pas ? Si un doute subsistait, Valéry Giscard Destaing, père de la première mouture retoquée par le peuple Français en a clairement décrit la stratégie dans la presse Britanique. Seuls quelques termes ont été modifiés dit-il, afin de pouvoir se passer de l'avis du peuple. Mais rien d'essentiel dans l'esprit du texte n'a changé rassure-t-il également.
Pire, Sarkozy lui-même convient en privé que si la question était posée, le peuple dirait non. Aussi, en prétendant le faire en son nom, il se permet de ratifier le texte contre la volonté populaire.
En réalité, et avec l'approbation de la totalité des élites de la classe dirigeante, tous partis confondus, il est affirmé par cet acte que le peuple n'a pas compétence pour décider de son avenir. Autrement dit, en effaçant un vote sans ambiguïté, Nicolas Sarkozy entreprend de supprimer la souveraineté du peuple Français. Ce sont donc les fondements de notre démocratie qui sont remis en cause.
Et que cela échappe aux partis de gauche, Socialistes et Verts confondus montre bien l'état de déliquescence à laquelle ils sont parvenus.
Comment accepter cela ? Quel citoyen soucieux de son statut peut laisser faire un tel dépouillement de ses droits fondamentaux ? Nous voilà confrontés à l'inacceptable.
Le soir du probable vote parlementaire, décidons ensemble que la démocratie est morte et enterrée par ceux que nous avons élus. Et faisons-le leur savoir en leur renvoyant notre carte d'électeur désormais devenue inutile.
Déchirons notre carte et envoyons-là au député de notre circonscription. Cessons de participer au moindre vote. C'est la seule chose qu'ils craignent parce que, ayant réduit la démocratie à ce seul aspet, c'est la seule légitimité dont ils ne peuvent pas se passer.
Certains ojecteront que les élus se moquent bien de notre participation. En réalité, il existe une double relation entre l'élu et l'électeur. L'élu, une fois le
vote en poche considère qu'il ne doit aucun compte jusqu'à la prochaine
élection. Le voilà les mains libres d'exercer ce pouvoir tant désiré. Tout le travail consistant à bonimenter pour obtenir un nouveau mandat l'échéance venue. Quand l'élu n'est pas réélu, il n'est plus rien. Même quand il s'appelle Chirac (je sais son nouvel anonymat comporte quelques privilèges).
Hélas, parce que la démocratie a été détournée, elle se limite aujourd'hui à
cette milliseconde durant laquelle le citoyen laisse tomber son bulletin
dans l'urne. C'est le moment où le candidat fait dans son froc. Et s'il
n'obtenait pas le nombre de voix requis ?
vote en poche considère qu'il ne doit aucun compte jusqu'à la prochaine
élection. Le voilà les mains libres d'exercer ce pouvoir tant désiré. Tout le travail consistant à bonimenter pour obtenir un nouveau mandat l'échéance venue. Quand l'élu n'est pas réélu, il n'est plus rien. Même quand il s'appelle Chirac (je sais son nouvel anonymat comporte quelques privilèges).
Hélas, parce que la démocratie a été détournée, elle se limite aujourd'hui à
cette milliseconde durant laquelle le citoyen laisse tomber son bulletin
dans l'urne. C'est le moment où le candidat fait dans son froc. Et s'il
n'obtenait pas le nombre de voix requis ?
C'est aussi la milliseconde qui précède le moment où nous allons être baisés. A l'instant où il obtient ce bulletin, le voilà investi. En prétendant prendre toutes les décisions à notre place, le citoyen étant à nouveau réduit son statut de mineur.
Bien sûr, on sait très bien que la participation a tendance à baisser. Et
qu'aux Etats Unis elle est tombée à un niveau ridicule sans que les
politiques ne s'en offusquent. Mais il ne faut pas croire que ça les laisse
indifférents. A quoi servent les consultations publiques en France ?
Précisément à relégitimer l'élu. Lui donner un quitus tant sa crainte est
grande de nous voir nous désintéresser de lui. Ce n'est pas tant qu'il ait
besoin de l'avis des citoyens mais qu'il ne peut se passer de leur soutien.
Coyez-vous que si nous étions plusieurs millions à déchirer publiquement notre carte d'électeur, ça n'aurait pas un impact fort ? Je persiste à penser que notre scrutin est leur seule légitimité. Sans lui, ils n'existent plus. Ils
ne sont plus rien. Il suffirait que le peuple reste chez lui pour que ces
guignols soient balayés.
En réalité, ils n'existent que parce qu'ils sont portés par notre vote.
Quand on en vient à prétendre que ce geste vaut blanc seing, alors, il faut
cesser de prêter la main à une telle forfaiture. Cesser de les soutenir, dit
la Boécie. Est-ce si compliqué ?
S'agit-il d'en rester là ? Si un tel mouvement voyait le jour nous ne sommes
pas obligés de le laisser mourir comme nous l'avons fait lors de la dernière
campagne. Ca pourrait même devenir un acte fondateur. Les choses, même les pires ne sont pas obligées de se répéter.
Amicalement
Franz
Bien sûr, on sait très bien que la participation a tendance à baisser. Et
qu'aux Etats Unis elle est tombée à un niveau ridicule sans que les
politiques ne s'en offusquent. Mais il ne faut pas croire que ça les laisse
indifférents. A quoi servent les consultations publiques en France ?
Précisément à relégitimer l'élu. Lui donner un quitus tant sa crainte est
grande de nous voir nous désintéresser de lui. Ce n'est pas tant qu'il ait
besoin de l'avis des citoyens mais qu'il ne peut se passer de leur soutien.
Coyez-vous que si nous étions plusieurs millions à déchirer publiquement notre carte d'électeur, ça n'aurait pas un impact fort ? Je persiste à penser que notre scrutin est leur seule légitimité. Sans lui, ils n'existent plus. Ils
ne sont plus rien. Il suffirait que le peuple reste chez lui pour que ces
guignols soient balayés.
En réalité, ils n'existent que parce qu'ils sont portés par notre vote.
Quand on en vient à prétendre que ce geste vaut blanc seing, alors, il faut
cesser de prêter la main à une telle forfaiture. Cesser de les soutenir, dit
la Boécie. Est-ce si compliqué ?
S'agit-il d'en rester là ? Si un tel mouvement voyait le jour nous ne sommes
pas obligés de le laisser mourir comme nous l'avons fait lors de la dernière
campagne. Ca pourrait même devenir un acte fondateur. Les choses, même les pires ne sont pas obligées de se répéter.
Amicalement
Franz

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