biocarburants: biocatastrophes
auteur: stéphanie le 21/11/07
au lieu de nous proposer de mauvaises alternatives au pétrole, pensons plutôt à changer nos comportement, voir article alternatives...les nécrocarburants sont un crime contre l'humanité; à connaître les conclusion de Mr Ziegler, rapporteur à l'ONU...
Les biocarburants sont des biocatastrophes
lundi 19 novembre 2007
par Ricardo Codina
http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article4436
L’avenir du transport est incertain. Pour combattre les émissions de
gaz à effet de serre, beaucoup se tournent vers les biocarburants à
base de végétaux comme le maïs. La solution serait pourtant
l’électricité et l’hydrogène car rien ne prouve que les biocarburants
sont meilleurs que le pétrole en termes de GES. De plus en plus de
doutes sont émis par la communauté scientifique à cet effet. Même les
producteurs de biocarburants émettent des réserves dans le cadre du
Biofuel Summit.
biofuelsummit.info
Ce sommet est celui des producteurs d’huiles végétales, réunis à
Madrid en Espagne ce mardi 17 avril 2007. Ces derniers estiment que
la généralisation des biocarburants pour remplacer le pétrole n’est
pas une solution adéquate pour l’avenir de la planète. Venant de la
part des producteurs d’huiles, c’est étonnant, c’est comme si les
grandes pétrolières affirmaient que l’avenir n’est pas dans l’essence
et le pétrole. Un communiqué diffusé à l’occasion du colloque des
producteurs d’huiles végétales par deux ONG affirme : « La
fabrication et la consommation de soi-disant+biocarburants+ font
peser des menaces sur la conservation des forêts tropicales, sur le
climat et sur la sécurité alimentaire ». Ça ressemble à une
biocatastrophe en devenir.
L’usage de plus en plus répandu du biocarburant a déjà provoqué une
crise du maïs au Mexique en 2006 et ce n’est que le début. Les
monocultures intensives vont s’accroître dans les zones les plus
fragiles de la planète. Au sud, dans les pays pauvres. Pendant que
les populations là-bas vont mourir de faim, le maïs va pousser à
plein champs juste à côté pour faire rouler nos véhicules sans que ce
soit mieux pour l’environnement. Ce biocarburant devant être ensuite
transporté dans les pays riches qui vont brûler le tout. En termes de
GES, il n’y a qu’une impression de bonne conscience et une dépendance
moins forte aux combustibles fossiles. Sinon, aucun intérêt. Via
Campesina et Ecologistas en Accion font des mises en garde dans le
même sens lors du colloque des producteurs d’huiles végétales. Selon
eux, l’huile végétale et le bioethanol en remplacement du pétrole
représente une grave menace pour la planète. Rien de moins. De
nombreuses terres agricoles sont désormais sollicitées pour les
cultures énergétiques. Les exemples les plus probants : huile de
palme, soja, colza et cela au détriment de la culture servant à
l’alimentation humaine. La sécurité alimentaire des pays pauvres est
en jeux.
Les industriels et producteurs réunis au Biofuel Summit, une première
en Europe, s’estiment conscient des risques liés à une production
intensive de biocombustibles. Ce qui ne semble pas le cas ici en
Amérique, Canada et Québec inclus, de plus en plus impliqués dans
l’agriculture Frankenstein, les OGM.
Ceci dit, inutile de se le cacher, les biocarburants sont une manne
inespérée pour les producteurs agricoles de partout dans le monde.
Cela va faire monter les prix des végétaux mentionnés ci-haut car la
demande est infinie. Danger de déforestation dans les pays du sud
pour profiter de ce nouvel Eldorado."Le résultat direct de
l’augmentation de la consommation globale d’huiles végétales sera la
disparition d’espèces qui vivent dans ces forêts". L’un des objectifs
du "Biofuel Summit" est précisément de "faire l’inventaire des huiles
disponibles" et d’analyser leur "impact environnemental ", explique à
l’AFP l’organisateur du colloque, le cabinet allemand Survey
Marketing and Consulting.
C’est déjà beau de reconnaître le problème. Mais il faut faire plus
et vite. Le sommet s’est conclu sur une note d’espoir : le jatropha,
une plante méconnue. Le jatropha produit des graines oléagineuses qui
pourraient fort bien remplacer l’huile de palme ou le soja dans les
pays du sud. De plus le jatropha n’est pas comestible et peut être
cultivé sur des terres impropres aux autres cultures. Il permettrait
aussi de lutter contre la désertification. La proposition a été
apportée par un spécialiste du nom de Winfried Rissenbeek.
L’Indonésie prévoit en cultiver 1,5 million d’hectares en 2010.
Pourquoi ne faisons-nous pas de même sur nos terres ingrates ? Et
surtout, pourquoi ne consommons-nous pas de manière plus
raisonnable ? L’électricité et l’hydrogène pourrait alors amplement
subvenir à nos besoins, mais cela nécessiterait une modification
importante de notre mode de vie.
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