la commission européenne pourrait interdire les ogm


Signez la pétition <http://write-a-letter.greenpeace.org/332>

http://write-a-letter.greenpeace.org/332



Faites circuler cette pétition dans tous vos réseaux !

75 000 européens ont déjà signé cette pétition en Europe en quelques
semaines. Cap sur les 100  000 signatures!


 Pour la première fois, la Commission européenne pourrait interdire des
 OGM... Mobilisons-nous tous pour que cela devienne réalité !

Fin octobre, le Commissaire européen à l'Environnement, Stavros Dimas,
s'est courageusement opposé aux grandes compagnies de l'agrobusiness en
proposant l'interdiction de la culture de deux maïs OGM (le Bt11 et le
1507) développés par les firmes Syngenta et Pioneer/Dow.

Des scientifiques ont en effet démontré que la culture de ces OGM censés
combattre des insectes nuisibles au maïs pouvait provoquer des
conséquences graves, notamment sur des insectes non nuisibles du maïs,
comme le papillon monarque ou sur des "organismes non ciblés" comme des
oiseaux. Récemment, il a également été prouvé que les écosystèmes
aquatiques pouvaient aussi être affectés.

Si la proposition de Dimas était adoptée, il s'agirait d'un véritable
tournant. Très favorable aux OGM, la Commission a jusqu'à présent
toujours donné son feu vert aux demandes d'autorisation d'OGM  Et les
autres Commissaires européens, par peur de froisser les puissants
intérêts pro-OGM, notamment américains, risquent de s'opposer à
l'initiative courageuse de Stavros Dimas. Mais celui-ci vient de
confirmer publiquement sa position. « /Le risque est trop élevé pour
l'environnement selon plusieurs études scientifiques récentes/, a
indiqué M. Dimas à Bruxelles le 22 novembre. /J'envisage de donner un
avis négatif pour la demande d'autorisation./ »

Il faut absolument soutenir la position prise par Stravros Dimas, qui,
si elle est adoptée par la Commission européenne, sera le premier rejet
d'OGM dans l'histoire de la Commission européenne et représentera un pas
décisif pour une Europe sans OGM. Une mobilisation massive est
nécessaire pour cette opportunité historique !

*Cap sur les 100 000 signatures*

Le plus grand nombre possible d'Européens doivent interpeller la
Commission européenne pour que la santé publique et l'environnement
priment sur les intérêts de quelques multinationales et que les maïs
Bt11 et 1507 ne soient pas autorisés.

Signez et faites signer la pétition à destination de Manuel Barroso,
Président de la Commission européenne, et aux Commissaires Dimas,
Kyprianou (consommateurs), Fischer-Boel (agriculture) et Barrot
(transports). Plus de 75 000 européens l'ont déjà signée en quelques
semaines, dont 10 000 en France... La pétition française s'adresse
également à Jacques Barrot, Commissaire européen aux transports, car il
votera également sur la proposition de Stravros  Dimas et doit tenir
compte de l'avis des citoyens français et de la nouvelle ligne politique
française sur les OGM à l'issue du Grenelle de l'environnement.

Signez la pétition <http://write-a-letter.greenpeace.org/332> :
http://write-a-letter.greenpeace.org/332

****************************************************************************************************************************

Texte de la cyberpétition:

Madame, Monsieur le Commissaire,

Je vous écris afin d'exprimer mon entier soutien à la proposition du
commissaire en charge de l'Environnement, M. Stavros Dimas, de refuser
l'autorisation de mise en culture en Europe de deux maïs génétiquement
modifiés (le Bt11 et le 1507) développés par les firmes Syngenta et
Pioneer/Dow. Des scientifiques ont en effet récemment démontré que la
culture de ces OGM pouvait provoquer des impacts négatifs sur notre
environnement et provoquer plus de dommage que ce que l'on pensait
initialement.

Je vous prie donc urgemment de bien vouloir prendre en compte ces
nouvelles données scientifiques et de vous assurer que ces plantes,
présentant des risques dont les conséquences sont imprévisibles, ne
soient pas cultivées commercialement en Europe. Une telle approche de
précaution serait également conforme à l'attitude d'un nombre croissant
d'Etats membres qui ont interdit ou suspendu la culture d'OGM sur leur
territoire.

En rejetant ces demandes d'autorisation, la Commission agirait
conformément aux exigences légales européennes requises en matière
d'OGM, notamment en appliquant le principe de précaution et en matière
d'évaluation des risques. La majorité des citoyens européens réclament
depuis des années qu'ils ne veulent pas que les OGM soient mis en
culture en Europe.

J'estime que la Commission européenne doit placer la sauvegarde de
l'environnement et la santé de ses citoyens avant les intérêts
commerciaux de deux firmes agrochimiques.

Je vous demande donc de placer l'environnement et la santé en tête de
vos préoccupations et de soutenir la proposition du Commissaire Dimas de
rejeter l'autorisation de ces deux maïs OGM.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur le Commissaire, l'expression de ma
considération distinguée.

 

-------------------

La fronde contre les OGM reprend vigueur au niveau européen
26.11.07 | 17h27


   
Par Yves Clarisse

BRUXELLES (Reuters) - Plusieurs Etats membres de l'Union européenne demandent une révision de la procédure d'autorisation des Organismes génétiquement modifiés (OGM), qui aboutit à un feu vert dans presque tous les cas.

Les ministres de l'Agriculture des Vingt-Sept se sont réunis à Bruxelles pour débattre de ce dossier qui prend à nouveau de l'ampleur et qui divise l'UE avec des opinions publiques aux sensibilités très disparates.


A l'heure actuelle, les Etats membres doivent approuver de nouvelles autorisations de commercialisation d'OGM à la majorité qualifiée, mais ils ne parviennent que rarement à l'atteindre.

Résultat: la procédure prévoit que Commission a le dernier mot et elle se prononce presque toujours pour une autorisation .

"Il faudrait arrêter cela et nous devrions voir si la procédure fonctionne correctement", a déclaré le ministre allemand de l'Agriculture, Horst Seehofer.

En attendant les conclusions de ce débat, il y aurait un moratoire sur les autorisations de culture de variétés OGM.

L'Italie est sur la même longueur d'ondes et le ministre français de l'Agriculture, Michel Barnier, a également abondé dans ce sens lors d'une conférence de presse.

"On observe sur cette question une très forte sensibilité de l'opinion publique, beaucoup de débats, beaucoup de peurs", a-t-il expliqué, tout en soulignant qu'il ne veut pas mettre des obstacles aux échanges. "Nous devons mettre en place des procédures qui sont incontestables."

LA COMMISSION DIVISÉE

Lors du "Grenelle de l'environnement", Paris a annoncé le gel de l'utilisation en France du maïs Monsanto 810, le seul maïs autorisé à la culture commerciale au niveau européen, en attendant le vote d'une loi prévue pour le mois de janvier.

La Commission européenne est totalement opposée à cette révision de la procédure d'autorisation et souligne qu'elle prend ses décisions uniquement sur la base des meilleurs avis scientifiques concluant à l'innocuité des OGM mis sur le marché.

Mais l'exécutif européen est lui aussi divisé.

Pour la commissaire européenne à l'Agriculture, Mariann Fischer Boel, "reporter de nouvelles autorisations aurait des conséquences dramatiques" pour l'Union européenne, déjà confrontée au risque de pénurie dans certaines productions.

"La conséquence est que la production de viande se déplacera vers des pays tiers", a-t-elle dit en soulignant que l'on importerait alors de la viande américaine nourrie avec des OGM qui, parfois, ne sont pas autorisés par l'UE.

Le commissaire à l'Environnement, Stavros Dimas, a quant à lui émis fin octobre des doutes sur certaines variétés d'OGM.

A la grande colère de ses homologues, il a estimé que deux types de maïs OGM, le Syngenta Bt-11 et le 1507 produits par Pionneer Hi-Bred International, une filiale de DuPont Co et de Dow AgroSciences, devraient être interdits de commercialisation dans l'UE.

Dimas refuse également de donner son feu vert à la commercialisation de semences de pommes de terre OGM.

Le débat est double puisqu'il concerne les risques de dissémination dans l'environnement des OGM cultivés en Europe, soit à des fins commerciales, soit à des fins expérimentales, et les importations de viande des pays tiers nourrie aux OGM.

L'industrie biotechnologique craint les effets d'un tel débat et des moratoires sur l'opinion publique.

Si l'UE devait suivre la revendication allemande, elle risquerait de se heurter aux règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), qui a une vision libérale de ce dossier.
 
AFP
 

Le ministre allemand de l'Agriculture Horst Seehofer (d), le 26 novembre 2007 à Bruxelles
 
 
OGM: l'Allemagne pour un moratoire des autorisations dans l'UE

Il y a 5 heures

BRUXELLES (AFP) — Le ministre allemand de l'Agriculture Horst Seehofer s'est prononcé lundi en faveur d'un moratoire sur les nouvelles autorisations de plantes génétiquement modifiées (OGM) dans l'UE, estimant que la procédure d'examen existante n'était pas satisfaisante.

Cette procédure complexe, impliquant à la fois l'Agence européenne de sécurité alimentaire (EFSA), la Commission européenne et le conseil des ministres européens, pose politiquement "problème" car elle ne tient pas suffisamment compte des préventions de l'opinion à l'égard de ces produits, a-t-il dit.

"Il vaudrait mieux dans l'immédiat arrêter (les autorisations) et voir si la procédure est adéquate", a-t-il ajouté devant la presse avant une réunion à Bruxelles avec ses collègues européens, consacrée entre autres aux OGM.

Actuellement, la Commission fait des propositions aux Etats membres, sur la base d'une recommandation de l'EFSA.

Le fait de laisser aux responsables politiques le soin de trancher de telles questions est "hautement insatisfaisant", a estimé M. Seehofer. "C'est comme si des organes politiques avaient à décider de l'autorisation de médicaments".

Lorsque les ministres ne parviennent pas à dégager une majorité, ce qui est souvent le cas, le dossier repart à la Commission pour décision finale.

Les pays de l'UE sont actuellement divisés sur le sort à réserver à une pomme de terre transgénique de BASF, dont les résidus seraient destinés à l'alimentation animale.

Fin 2005, l'EFSA avait conclu qu'il "est improbable" que cette pomme de terre "ait un effet néfaste sur la santé humaine et animale ou sur l'environnement". Mais cet avis est critiqué par les organisations écologistes qui soulignent qu'elle a un gène résistant à certains antibiotiques.

En cas de feu vert, ce serait le premier aliment génétiquement modifié autorisé à la culture depuis la fin du moratoire en 2004, après l'adoption d'une nouvelle législation sur l'étiquetage et la traçabilité.

Le commissaire à l'Environnement Stavros Dimas est par ailleurs opposé à l'autorisation de la culture de deux variétés de maïs transgénique, en dépit d'avis favorables en 2005 de l'Autorité européenne de sécurité alimentaire (EFSA).



Article ajouté le 2007-11-27 , consulté 27 fois

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