Grâce à Sarko, nous mangerons des OGM en 2008!
Communiqué de presse>
> Le 6 décembre 2007
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> OGM légalisés pour le printemps :
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> Sarkozy et son gouvernement renient leurs engagements
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> Gel des semis de maïs en hiver, à lever impérativement avant le
> printemps. Loi de coexistence OGM – non OGM qui fait fi de la protection
> des systèmes agraires. En quelques jours, le gouvernement et N. Sarkozy
> auront renié leurs engagements pris durant le Grenelle de l’environnement
> en matière de plantes transgéniques. La Fédération nationale d’agriculture
> biologique des régions de France s’élève contre des décisions qui mettent
> en péril la production biologique et la biodiversité, et vont à l’encontre
> de l’intérêt de l’Europe et des demandes des citoyens.
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> Le « gel » ou le moratoire sur les cultures OGM en France ne devraient
> donc durer que le temps d’un hiver, pour faire plaisir aux maïsiculteurs,
> à leurs coopératives et aux semenciers. En fixant la date du 9 février
> pour lever l’interdiction du MON 810 et en s’abstenant d’invoquer la
> clause de sauvegarde à Bruxelles pour donner du temps au comité d’experts
> indépendant chargé de réexaminer le dossier des OGM, le gouvernement
> rompt ses engagements pris au Grenelle. Car il ne peut y avoir de travail
> sérieux de ce comité d’experts si la date et le résultat de ses travaux
> sont connus à l’avance.
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> Il en est de même pour la loi, que le gouvernement semble vouloir faire
> passer en urgence avant le 9 février, date qui verra le Parlement se
> mettre en vacances pour raison d’élections municipales ; Le projet,
> déposé la semaine dernière au Conseil d’Etat, a été élaboré sans
> consultation aucune. Loin de protéger les systèmes agraires, ce projet
> permet la contamination des cultures sans OGM, nie la primauté du «
> produire sans OGM », et ne met pas en place une indemnisation des
> producteurs contaminés satisfaisante.
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> Le dernier vote de la France à Bruxelles, en soutien à la demande
> autrichienne d’interdire les cultures OGM sur son territoire, avait donné
> l’espoir d’un changement de notre pays, qui pouvait faire basculer la
> majorité européenne vers une autre politique OGM que celle préconisée et
> mise en œuvre par la Commission. En prenant de facto le parti des
> producteurs d’OGM, Paris désespère tous ceux qui, dans l’UE, avaient
> pensé que notre pays profiterait de sa présidence de l’Union pour
> proposer une réforme des procédures en matière d’OGM, au profit des
> demandes des citoyens, et des productions de qualité.
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> Avec l’ensemble des organisations ayant œuvré au Grenelle pour un gel
> durable des semis de maïs OGM et pour une transcription des directives
> européennes privilégiant la production et la consommation sans OGM, la
> FNAB va désormais agir à tous les niveaux pour que les promesses du
> Grenelle soient tenues.
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> Contact presse : Vincent Perrot, 01 43 38 39 48, 06 84 10 43 79
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