ogm, grève de la faim

Maïs OGM: manifestation à Paris, décision avant fin janvier
http://afp.google.com/article/ALeqM5gh3F2sYmdmHYCNtbFleYcJYw9jYA

PARIS (AFP) — Une cinquantaine de militants anti-OGM, dont José Bové, 
se sont rendus en cortège vendredi à Paris au lieu de réunion du 
comité de préfiguration de la Haute autorité sur les OGM qui doit 
rendre prochainement son avis sur la question d'un moratoire.

"On part à pied pour aller rue Martignac (7ème arrondissement), 
déployer des banderoles et continuer à demander l'activation de la 
clause de sauvegarde" concernant le maïs Mon 810, le seul cultivé en 
France (22.000 hectares en 2007), a déclaré José Bové à l'AFP en 
quittant l'immeuble de la rue de la Banque (2ème arrondissement) où 
il s'est installé pour sa grève de la faim jeudi.

Cette clause de sauvegarde permettrait à la France d'obtenir à 
Bruxelles l'interdiction d'un organisme génétiquement modifié 
autorisé au plan communautaire.

Le leader altermondialiste et une quinzaine de militants anti-OGM ont 
entamé jeudi une grève de la faim pour exiger l'activation de cette 
clause de sauvegarde, reprochant au gouvernement de ne pas tenir sa 
parole.

Ils se sont installés dans des locaux de l'association Droit au 
logement rue de la Banque.

José Bové a assuré suivre une "vraie" grève de la faim: "Je ne bois 
que de l'eau", a-t-il affirmé, précisant qu'"une première réunion 
avec les médecins pour planifier le suivi médial" des grévistes 
s'était tenue hier.

Parmi les autres manifestants anti-OGM, figurent des apiculteurs qui 
s'inquiétent de l'impact du maïs Mon 810 sur les abeilles et 
déplorent que le projet de loi sur les OGM ne les prenne pas en compte.

Le maïs Mon 810 contient son propre insecticide pour lutter contre la 
pyrale, un ravageur du maïs.

"Il faut arrêter de faire crever les abeilles. Elles assurent 80% des 
espèces végétales (par pollinisation), soit 35% des ressources 
alimentaires mondiales. On ne peut pas ne pas en tenir compte", a 
indiqué à l'AFP Béatrice Robrolle-Marcy, présidente de l'association 
Terre d'abeilles.

La secrétaire d'Etat à l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, affirme 
dans une interview au Figaro de vendredi que la décision concernant 
l'avenir des cultures du maïs OGM interviendra avant la fin janvier.

Alors que "la haute autorité doit se prononcer mercredi ou jeudi 
(...) la décision du gouvernement doit être prise rapidement", 
souligne-t-elle. "Pour autant nous ne pouvons pas nous précipiter", 
estime Mme Kosciusko-Morizet ajoutant: "Ce qui est sûr, c'est que la 
décision interviendra avant la fin janvier".

L'avis du comité de préfiguration de la Haute autorité sur les OGM 
doit permettre d'éclairer les conditions de mise en oeuvre de la 
clause de sauvegarde.

La clause de sauvegarde permet à un pays européen d'interdire un 
organisme génétiquement modifié autorisé au plan communautaire, à 
condition toutefois de justifier cette mesure avec un dossier 
scientifique étayé.

Interrogée sur sa position, favorable ou opposée aux OGM, elle 
explique dans cet entretien qu'"une opposition idéologique est 
absurde, mais il y a lieu d'être circonspect".


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OGM : José Bové tente de faire pression
04/01/2008-17h38 - Chloé Durand-Parenti - © Le Point.fr
http://www.lepoint.fr/content/france/article?id=217228

José Bové et ses compagnons de grève de la faim anti-maïs 
transgénique ont défilé devant les locaux où se réunissaient les 
membres de la Haute Autorité sur les OGM. Jeudi, Ségolène Royal leur 
a rendu visite pour leur manifester son soutien.

José Bové et une cinquantaine de militants anti-OGM se sont rendus en 
cortège, vendredi, rue Martignac à Paris, devant les locaux où se 
réunissait le comité de préfiguration de la Haute Autorité sur les 
OGM. Cette organisation doit se prononcer, très prochainement, sur la 
mise en oeuvre de la clause de sauvegarde permettant d’interdire le 
seul maïs génétiquement modifié cultivé et commercialisé en France.

Depuis jeudi matin, José Bové et une quinzaine de ses camarades ont 
entamé une grève de la faim. Objectif : pousser le gouvernement à 
activer la clause de sauvegarde qui permet à un pays européen 
d’interdire un organisme génétiquement modifié autorisé au plan 
communautaire. "D’autres personnes vont observer des grèves de la 
faim tournantes sur des périodes courtes en province", a précisé le 
chantre de la lutte contre la malbouffe.

Comme théâtre parisien de leur grève de la faim, les anti-OGM ont 
choisi le bâtiment de la crise du logement, rue de la Banque dans le 
2e arrondissement. Un local occupé par l’association Droit au 
logement (DAL) depuis plusieurs mois. "Ceux qui luttent pour le droit 
au logement nous accueillent, c’est le même combat pour la vie et la 
dignité", explique José Bové. Par ailleurs, une caravane de lutte 
contre les OGM a été installée devant le ministère de l’Écologie, rue 
de Ségur. Histoire d’interpeller Jean-Louis Borloo.

Le 31 octobre dernier, le ministre de l’Écologie avait garanti devant 
l’Assemblée nationale que la France appliquerait la clause de 
sauvegarde jusqu’au vote d’une nouvelle loi. Finalement, le 
gouvernement s’est contenté d’un simple gel des cultures OGM jusqu’au 
début du mois de février. Interrogé sur France Inter, José Bové a 
estimé que le gouvernement n’avait "pas respecté la parole donnée 
devant les citoyens lors du Grenelle de l’environnement".

Dès jeudi après midi, l’ex-candidate socialiste à la présidentielle, 
Ségolène Royal, a fait le déplacement rue de la Banque pour apporter 
son soutien à la "posture morale" du leader altermondialiste. 
Lepoint.fr y était.

Le dépôt de la clause de sauvegarde implique que la France produise 
de nouvelles données scientifiques pour appuyer sa demande. José Bové 
soutient que "toutes les études nécessaires pour déposer cette 
clause" à Bruxelles sont déjà disponibles. Lors de sa visite, devant 
les caméras du point.fr, Ségolène Royal a aussi demandé la 
transparence sur ces données concernant les OGM.


De son côté, dans une interview publiée vendredi par Le Figaro , la 
secrétaire d’État à l’Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a affirmé 
que la décision concernant l’avenir des cultures de maïs 
transgéniques serait prise "avant fin janvier".



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Article ajouté le 2008-01-05 , consulté 37 fois

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