doutes enfin reconnus sur le mon 810

commentaire de stéphanie sur l'article qui suit:

Qu'est-ce qui pousse les pro ogm de la fnsea à polluer coûte que coûte l'environnement et la santé en allant acheter du maïs ogm en Espagne???

Serait-ce tout bêtement de la fierté mal placée devant  le bien fondé de la lutte des anti ogm et devant le refus de 86 % des français d'en consommer?

 

Entêtement incroyable envers cette agriculture totalitaire sans coexistence possible avec d'autres...

 

 

Le Progrès
Article du jeudi 10 janvier 2008

     *La Haute autorité sur les OGM cultive la prudence *

     Elle fait état de ses «doutes sérieux» sur le maïs Mon 810 dans un
     rapport remis hier au ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo. Fort
     de cet avis, le président Sarkozy pourrait interdire provisoirement
     le seul organisme génétiquement modifié en France


     «Nous avons des doutes sérieux » sur le maïs Mon 810, a indiqué hier
     le président de la Haute autorité provisoire sur les organismes
     génétiquement modifiés (OGM). La Haute autorité provisoire - elle ne
     sera créée formellement que par la pro- chaine loi sur les OGM (lire
     ci-dessous) - a « relevé un certain nombre de faits scienti- fiques
     nouveaux négatifs impactant notamment la flore et la faune »
     concernant le Mon 810, a précisé Jean-François Le Grand, sénateur de
     la Manche.* *
     Il s'agit de « la dissémination à longue distance, sur plusieurs
     dizaines, voire centaines de km - alors que les précédentes études
     portaient sur plusieurs dizaines et centaines de mètres », indique
     le rapport qu'il a remis hier à Jean-Louis Borloo, ministre de
     l'Ecologie. Sont également évoqués « la résistance chez des insectes
     », et « les effets constatés sur la flore et la faune », notamment
     sur le lombric et les micro organismes.
     Le président Sarkozy, qui a demandé la communication de l'avis, doit
     rendre sa décision « dans 24 heures à 48 heures au plus », a indiqué
     Jean-Louis Borloo. Mardi lors de sa conférence de presse, le chef de
     l'Etat avait promis de recourir à la clause de sauvegarde pour
     suspendre la culture du maïs Mon 810 - seul OGM cultivé en France -,
     « en cas de doute sérieux ».
     La clause de sauvegarde, actuellement utilisée par six pays, permet
     à un Etat membre de l'Union européenne d'interdire un organisme
     génétiquement modifié autorisé au plan communautaire, à condition de
     justifier cette mesure par un dossier scientifique étayé.
     En grève de la faim depuis sept jours pour obtenir l'activation de
     la clause de sauvegarde, l'altermondialiste José Bové a estimé, hier
     soir, qu'il s'agissait désormais de la « seule possibilité » ouverte
     à Nicolas Sarkozy au vu de l'avis rendu. « Les conditions sont à
     nouveau requises pour qu'ait lieu un examen sérieux du projet de loi
     qui engagera les conditions de culture des OGM pendant de nombreuses
     années, note de son côté François Lucas, président de la
     Coordination Rurale. « Cela peut aussi amener l'Europe à revoir sa
     position qui était jusqu'à présent a priori favorable aux OGM »,
     souligne-t-il. « Rien ne devrait pousser le gouvernement à accélérer
     un processus de décision sur cette clause de sauvegarde, à moins
     d'agir d'une façon politicienne », juge au contraire Pascal Férey,
     vice-président de la Fédération nationale des syndicats
     d'exploitants agricoles (FNSEA).

     Article du jeudi 10 janvier 2008

         *Ain : la FDSEA prête à entrer en résistance *


         A mots couverts, le patron de la fédération de l'Ain des
         syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA), évoque la possibilité
         de semer le maïs incriminé malgré son éventuelle interdiction.
         En prenant exemple sur le sort réservé aux faucheurs volontaires
         : « Ceux qui ont fauché n'ont pas été condamnés. Les rares qui
         l'ont été ne sont toujours pas en prison ! Je ne vois donc pas
         pourquoi on punirait nos collègues qui auront décidé de se
         fournir à l'étranger », note Daniel Martin. En 2007, le
         département de l'Ain comptait 135 hectares de cultures OGM sur
         les 270 recensés en Rhône-Alpes. Le département du Rhône, lui,
         ne compte qu'une parcelle de 2,87 hectares de cultures OGM dans
         le can- ton de Saint-Symphorien-d'Ozon.

         Article du jeudi 10 janvier 2008

             *La loi examinée le 5 février au Sénat *

             Ce délai supplémentaire par rapport à la date initiale doit
             permettre un débat serein, selon le ministre de l'Ecologie


             Hier, le gouvernement a fixé une nouvelle date pour l'examen
             du projet de loi sur les OGM, qui commencera le 5 février
             devant le Sénat au lieu du 15 janvier.
             Le texte présenté dans la foulée du Grenelle de
             l'environnement devait initialement être adopté le 8 février
             en urgence (une séance devant chaque chambre). Mais le
             ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo a décidé mardi d'en
             reporter la date. « Le seul but est de se donner le temps
             d'un débat serein sur un sujet qui est extrêmement important
             dans notre pays », a expliqué le porte-parole du
             gouvernement Laurent Wauquiez, reprenant un argument déjà
             avancé mardi par le président Sarkozy. Cette décision a été
             saluée par les écologistes, lesquels espèrent que ce report
             laisse augurer une activation de la clause de sauvegarde.
             Mais elle a été critiquée par les syndicats agricoles. « Ce
             qui est important, c'est que le président [ ] reconnaisse
             l'importance de débattre de cette loi et de clarifier les
             choses dans notre pays », estime Jean-Michel Lemétayer, le
             président de la Fédération nationale des syndicats
             d'exploitants agricoles (FNSEA) qui a été reçu hier à
             l'Elysée par Nicolas Sarkozy. La France a déjà cinq ans de
             retard sur sa mise en conformité avec le droit européen :
             pour avoir traîné depuis 2002 à transposer en droit français
             la directive 2001/18 sur les OGM, elle risque jusqu'à 42
             millions d'euros de pénalité, prévient la sénatrice-maire de
             Strasbourg (UMP) Fabienne Keller.



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Article ajouté le 2008-01-10 , consulté 46 fois

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