une émission à ne pas rater le 11 mars 2008 monsanto l'entreprise qui vous veut du bien....
« Monsanto, une entreprise qui vous veut du bien », diffusée
> sur Arte
> le 11 mars 2008, à 21h.
A regarder entre amis, avec la famille, son
> député,etc…
http://livres.lexpress.fr/premierespages.asp/idC=13548/idR=6/idG=8
/ Le Monde selon Monsanto/
*La journaliste Marie-Monique Robin a enquêté sur le leader mondial des
OGM. Son livre (à paraître le 6 mars) passe au crible la formidable
montée en puissance de la société américaine. Extraits exclusifs.*
/*> */*Chat/ avec Marie-Monique Robin le 14/02 à 16h30/*
<http://www.lexpress.fr/info/sciences/dossier/ogm/dossier.asp?ida=465912>
*> Ce qu'on ne vous dit pas sur les OGM : /Notre dossier/*
<http://www.lexpress.fr/info/sciences/dossier/ogm/dossier.asp?ida=465908>
La journaliste et réalisatrice Marie-Monique Robin a enquêté pendant
trois ans sur le leader mondial du marché des OGM, la société américaine
Monsanto. Elle lui consacre un documentaire (Arte, le 11 mars, à 21
heures) mais aussi un livre (le 6 mars, aux éditions La Découverte). Cet
ouvrage très documenté, dont L'Express publie des extraits en
avant-première, raconte comment la compagnie de Saint Louis (Missouri) a
diversifié ses activités et connu un essor planétaire.
Monsanto, qui produit à la fois des semences transgéniques et des
pesticides, dont l'herbicide Roundup, mérite-t-elle les charges
récurrentes des anti-OGM? Fallait-il interdire l'utilisation de son maïs
MON 810, comme l'a décidé le gouvernement français? A l'heure où la
société défend ses produits, l'enquête de Marie-Monique Robin contribue
au débat. M. Fts.
/ - Les intertitres sont de la rédaction. - /
* Qui est Monsanto? *
[...] Avec 17 500 salariés, un chiffre d'affaires de 7,5 milliards de
dollars en 2007 (dont 1 milliard de bénéfices) et une implantation dans
46 pays, l'entreprise de Saint Louis affirme s'être convertie aux vertus
du développement durable, qu'elle entend promouvoir grâce à la
commercialisation de semences transgéniques censées faire reculer les
limites des écosystèmes pour le bien de l'humanité.
[...] Dans sa rubrique «/Qui sommes-nous/L'histoire de la société» /, on
ne trouve pas un mot sur tous les produits extrêmement toxiques qui ont
pourtant fait sa fortune pendant des décennies: les PCB
(polychlorobiphényles), des huiles chimiques employées comme isolants
[...]; le 2, 4, 5-T, un herbicide puissant comprenant de la dioxine,
composant la base de l'agent orange, le défoliant utilisé par l'armée
américaine pendant la guerre du Vietnam [...]; le DDT, aujourd'hui
prohibé; l'aspartame, dont l'innocuité est loin d'avoir été établie; les
hormones de croissance laitière et bovine (interdites en Europe).
* Histoire d'une découverte *
[...] En cette année 1985, les chercheurs de Saint Louis n'ont qu'une
obsession: trouver le gène qui immunisera les cellules végétales contre
le Roundup [l'herbicide phare de la firme]. C'est d'autant plus urgent
que Calgene, une start-up californienne, vient d'annoncer dans une
lettre publiée dans /Nature/qu'elle est parvenue à rendre le tabac
résistant au glyphosate [la molécule de l'herbicide Roundup]. [...] Tous
les géants de la chimie poursuivent le même but et désormais la
concurrence est à couteaux tirés, car l'enjeu n'est pas seulement
scientifique, mais surtout économique: on imagine déjà les brevets qu'on
pourra déposer sur toutes les grandes cultures vivrières du monde...
A Saint Louis, en tout cas, le stress s'installe durablement, car le
fameux gène reste introuvable. [...] «C'était [...] l'antithèse de la
manière dont on travaille dans un laboratoire: normalement, le
scientifique fait une expérience, il l'évalue, en tire une conclusion,
puis il passe à une autre variable [raconte Harry Klee, l'un des
chercheurs de l'équipe]. Avec la résistance au Roundup, on essayait 20
variables à la fois: les mutants, les promoteurs, de multiples espèces
végétales, on essayait tout en même temps.»
* De puissants alliés*
Le 26 mai 1992, le vice-président [de George Bush père, Dan Quayle] rend
publique la politique américaine en matière d'OGM: «[...] Les Etats-Unis
sont déjà le leader mondial de la biotechnologie et nous entendons le
rester. En 1991, la biotechnologie a rapporté 4 milliards de dollars.
Nous tablons sur 50 milliards de dollars en l'an 2000, à condition de ne
pas s'encombrer d'une réglementation inutile...»
Trois jours plus tard, le 29 mai 1992, Monsanto a gagné: la Food and
Drug Administration publie dans le Federal Register sa policy, sa
réglementation concernant les «aliments dérivés des nouvelles variétés
de plantes» [...]. «Les aliments [...] dérivés de variétés végétales
développées par les nouvelles méthodes de modification génétique sont
réglementés dans le même cadre et selon la même approche que ceux issus
du croisement traditionnel des plantes.» [...]
* Le «principe d'équivalence en substance» *
[L'auteur cite un paragraphe de cette réglementation: ] «Dans la plupart
des cas, les composants des aliments provenant d'une plante
génétiquement modifiée seront identiques ou similaires en substance à
ceux que l'on trouve communément dans les aliments, comme les protéines,
les graisses, les huiles et les hydrates de carbone.»
Ces quelques lignes, apparemment anodines, signent un concept qui a été
repris un peu partout dans le monde comme la base théorique de la
réglementation des OGM: celui du «principe d'équivalence en substance».
[...] En d'autres termes: les OGM sont grosso modo identiques à leurs
homologues naturels.
*La course aux semences*
[Robert Shapiro, PDG de Monsanto de 1995 à 1999] a su transformer en un
temps record un géant de la chimie en un opérateur quasi monopolistique
sur le marché international des semences. Pourtant, la partie était loin
d'être gagnée. Car lorsque, en 1993, l'équipe de Stephen Padgette tient
enfin son soja Roundup Ready, chez Monsanto personne ne sait quoi en
faire... Bien sûr, le premier réflexe, c'est de déposer un brevet sur le
précieux gène, mais après?
La firme de Saint Louis n'est pas un semencier, et la seule solution,
c'est de vendre sa trouvaille à des «gens du métier». [...] Dès 1996, le
PDG de Monsanto change de stratégie: comprenant que pour assurer le
maximum de bénéfices il faut posséder les semences, il se lance dans un
ambitieux programme d'acquisitions des entreprises semencières, qui
bouleversera profondément les pratiques agricoles mondiales. [...] En
deux ans, Robert Shapiro a dépensé plus de 8 milliards de dollars et
fait de Monsanto la deuxième firme semencière du monde (derrière Pioneer).
*Vers la stérilisation des sols? *
Ce jour-là, Walter Pengue [un ingénieur agronome de l'université de
Buenos Aires spécialisé dans la sélection génétique] a programmé une
visite chez Jesus Bello, un paysan de la pampa qui s'est lancé dans le
soja RR [Roundup Ready] dès 1997. [...] Jesus est confronté à un
problème qui s'accentue d'année en année: la résistance des mauvaises
herbes au glyphosate. [...]
«L'argument commercial de Monsanto, qui dit que la technologie Roundup
Ready permet de réduire la consommation d'herbicide, serait donc erroné?
- Complètement! me répond Jesus Bello. Je fais deux applications de
glyphosate, l'une après les semis, l'autre deux mois avant la récolte.
Au début, j'utilisais 2 litres d'herbicide par hectare, aujourd'hui il
m'en faut le double!
- Avant l'arrivée du soja RR, l'Argentine consommait une moyenne
annuelle de 1 million de litres de glyphosate, renchérit Walter Pengue.
En 2005, nous sommes passés à 150 millions de litres! Monsanto ne nie
pas qu'il y ait un problème de résistance et annonce un nouvel herbicide
plus puissant, avec une nouvelle génération d'OGM, mais on ne sort pas
du cercle vicieux!»
Pour les producteurs, la facture est salée. Finie l'époque où, pour
amorcer la pompe, Monsanto consentait une ristourne des deux tiers sur
le prix de son herbicide. [...]
De plus, l'usage intensif du Roundup tend à rendre la terre stérile. «Je
consomme toujours plus d'engrais, reconnaît Jesus Bello, car, sinon, les
rendements s'effondrent.»
* Inde: les semences «magiques» *
[L'auteur assiste aux funérailles d'un jeune cultivateur de coton Bt
transgénique qui s'est suicidé en buvant un litre de pesticide. ] «Dites
au monde que le coton Bt est un désastre, s'enflamme un vieil homme.
Dans notre village, c'est le deuxième suicide depuis le début de la
moisson. ça ne peut qu'empirer, car les semences transgéniques n'ont
rien donné!
- Ils nous ont menti, renchérit le chef du village. Ils avaient dit que
ces semences magiques allaient nous permettre de gagner de l'argent,
mais nous sommes tous endettés et la récolte est nulle! Qu'allons-nous
devenir? [...]
- C'est un cercle vicieux, ajoute Tarak Kate [un agronome qui dirige une
ONG spécialisée dans l'agriculture biologique], un désastre humain. Le
problème, c'est que les OGM ne sont pas du tout adaptés à nos sols, qui,
dès qu'arrive la mousson, regorgent d'eau. De plus, les OGM rendent les
paysans complètement dépendants des forces du marché: non seulement ils
doivent payer leurs semences beaucoup plus cher, mais ils doivent aussi
acheter des engrais - sans lesquels la culture est vouée à l'échec - et
des pesticides, car Bollgard [la variété de coton Bt de Monsanto,
intégrant un gène insecticide] est censé protéger contre les attaques du
"ver américain de la capsule" (un insecte ravageur du coton), mais pas
contre les autres insectes suceurs. Si vous ajoutez à cela que,
contrairement à ce qu'affirme la publicité, Bollgard ne suffit pas à
repousser les vers américains, alors c'est la catastrophe, car il faut,
en plus, utiliser des insecticides.»
*/La multinationale se défend/*
/Selon Marie-Monique Robin, la multinationale a refusé de lui accorder
des interviews. Sollicitée par L'Express au sujet de la démarche de
l'auteure, Monsanto France n'a pas souhaité répondre. La société n'en
défend pas moins ses produits. Elle s'est ainsi déclarée «scandalisée»
par la décision française de suspendre puis d'interdire l'utilisation du
seul maïs OGM cultivé en France, le MON810: «Le gouvernement ne fournit
aucun fondement scientifique à l'appui de son arrêté de suspension. Les
données scientifiques nouvelles requises par la législation européenne
pour décider d'une telle suspension n'existent pas», a souligné
Jean-Michel Duhamel, président de Monsanto Europe du Sud./
>>>
> Comme deux et deux font quatre… dollars
par Guillaume de Crop, reçu via le collectif anti OGM d'Ile de France
> Mensonge Organisé et Narcissique d'un Semencier Avide de Nécro-
> Technologie
> et d'Or :
>
> chacune de ces lettres valident chacune de ses pratiques. « Le
> monde selon
> Monsanto », livre de Marie-Monique Robin, développe ce jeu de maux
> acronymiques, un par un.
>
> En cette mi-février, le hasard me pose dans les mains une
> préversion du
> livre à sortir le 6 mars: j'en avale les 45 premières pages lors
> d'un voyage
> wagonesque trop court. Cette durée « au rabais » m'empêchant de
> fait d'en
> ingurgiter d'avantage, elle m'évite l'indigestion annoncée devant
> tant de
> cynisme. L'écrit met en haleine et la version filmée coupe le
> souffle (1) :
> dissimulation de preuves, agrochimie meurtrière, pression
> pressentes et
> mensonges mensongés, collusion entreprise-politique, toute puissance,
> asservissement mortifère par le brevet, je m'en foutisme
> environnemental...
> J'en passe et des meilleurs. Tout ce que la société civile dénonce
> depuis
> des dizaines d'années est ici démontré, étayé, condensé. Comme 2 et
> 2 font
> 4… dollars.
>
> Si j'étais ministre de l'Environnement, j'organiserais une petite
> séance de
> cinôche gratôche, comme ça, histoire d'ouvrir zyeux et zoreilles des
> député(e)s et sénateurs(trices). Vous savez, ceux et celles qui
> n'écoutent
> pas leur peuple, mais votent de bizarres Bizeterie tels un nouveau
> délit de
> « destruction aggravé de champs d'OGM ».
>
> Après avoir lu ce que j'ai lu, vu ce que j'ai vu et entendu ce que
> j'ai
> entendu, j'ai raison de penser ce que je pense : en bon faucheur, j'me
> r'f'rais bien un 100 mètre-Maïs-OGM-M.O.N.S.A.N.T.O. Pas vous ?
>
>
> (1) « Monsanto, une entreprise qui vous veut du bien », diffusée
> sur Arte
> le 11 mars 2008, à 21h. A regarder entre amis, avec la famille, son
> député,etc…
>

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