méfiance des agriculteurs envers les OGM
Une enquête souligne la méfiance des agriculteurs envers les OGM
LEMONDE.FR avec AFP | 05.03.08
Une majorité des agriculteurs ayant répondu à une enquête interne lancée par la première coopérative française, Terrena, restent hostiles à l'utilisation des organismes génétiquement modifiés (OGM), mais souhaitent que les recherches se poursuivent.
Près de 12 % des 26 000 adhérents de Terrena ont répondu au questionnaire, rendu public mercredi 5 mars, que leur avait distribué en janvier la coopérative et leur jugement est sans appel : ils sont 66 % à estimer que les cultures OGM ne constituent pas une réponse à la demande croissante de produits agricoles et 54 % qu'elles représentent un vrai danger pour la diversité des filières et des modes de production. Les agriculteurs interrogés sont ainsi 61 % à être favorables au maintien du moratoire sur les OGM, "le temps que les recherches avancent".
"RESTER À LA FOIS PRUDENTS ET ACTIFS"
La coopérative conclut ainsi une vaste opération de communication interne destinée à résoudre la crise de confiance qui a divisé ses adhérents en 2007. Terrena a été mise en cause pour avoir mis en culture trente-cinq hectares de semence de maïs génétiquement modifié en juillet 2007 dans le Maine-et-Loire sans en informer préalablement ses adhérents. Or, vingt-sept de ces hectares de maïs transgénique ont été systématiquement fauchés par des militants anti-OGM en l'espace d'un mois.
Suite aux résultats de l'enquête, Terrena a décidé "de ne pas commercialiser de semences OGM en 2008 et 2009 même si la loi l'autorise", a indiqué mercredi Olivier Chaillou, membre du bureau de Terrena.
Pour lui, les adhérents"nous disent de rester à la fois prudents et actifs", notamment dans la recherche. Les dirigeants de Terrena ont donc annoncé l'accroissement des activités de recherche et développement, notamment par la veille technologique et des partenariats dans les nouvelles technologies.
*****************************
Une enquête révèle la prudence des agriculteurs face aux OGM
par AFP, 05 Mars 2008
Une majorité des agriculteurs ayant répondu à une enquête interne lancée par la première coopérative française, Terrena, restent hostiles à l'utilisation des OGM mais souhaitent que les recherches se poursuivent.
3.100 adhérents, soit 12% des 26.000 adhérents de Terrena, ont répondu au questionnaire que leur avait distribué en janvier la coopérative, mise en cause l'an dernier par certains d'entre eux pour avoir semé des parcelles de maïs OGM MON810 sans communication préalable.
Soucieuse de "savoir ce que les agriculteurs pensent vraiment" des OGM, la coopérative a également organisé 34 débats dans ses deux principales régions d'implantation, le Poitou-Charentes et les Pays-de-la-Loire.
"C'est une démarche importante dont nous sommes plutôt fiers", a déclaré mercredi son vice-président, Marcel Placet, en présentant les résultats du questionnaire à Ancenis, siège de Terrena.
66% des agriculteurs interrogés jugent que les cultures OGM ne sont pas nécessaires pour répondre aux besoins croissants de la demande de produits agricoles et 54% qu'elles représentent un vrai danger pour la diversité des filières et des modes de production.
61% se déclarent favorables au maintien du moratoire sur les OGM "le temps que les recherches avancent". Seuls 20% sont prêts à semer des cultures OGM dans leur exploitation si la loi les y autorise.
Dans ce contexte, Terrena a décidé "de ne pas commercialiser de semences OGM en 2008 et 2009 même si la loi l'autorise", a indiqué Olivier Chaillou, membre du bureau de Terrena.
Pour lui, les adhérents ayant répondu "nous disent de rester à la fois prudents et actifs", notamment dans la recherche. Les dirigeants de Terrena ont donc annoncé l'accroissement des activités de recherche et développement, notamment par la veille technologique et des partenariats dans les nouvelles technologies.
"On ne peut pas continuer à produire comme on le faisait hier", a souligné Marcel Placet.
Les adhérents ont également été interrogés sur les suites du Grenelle de l'environnement initié par le gouvernement à l'automne.
Ainsi, 57% des agriculteurs jugent que l'objectif de 6% de la surface agricole utile (SAU) en agriculture biologique d'ici 2020 sera "difficile à atteindre".
La moitié d'entre eux estiment qu'il leur est possible de réduire significativement le recours aux engrais chimiques et 54% sont "très favorables" à ce que la coopérative leur propose des solutions alternatives à ces engrais.
C'est dans ce sens que Terrena, qui possède aussi des activités agroalimentaires, entend accentuer sa recherche de solutions alternatives avec l'ambition de développer à terme une "agriculture écologiquement intensive", a précisé le directeur général Alain Guillemin.
Sur les 35 ha de maïs OGM semés en 2007 par Terrena, 27 ont été fauchés avant terme par des militants écologistes.
*******************
Consultés, les agriculteurs de l'Ouest sont nuancés sur les OGM
Reuters, mercredi 5 mars 2008
Plus grosse coopérative agricole de France, Terrena a annoncé qu'elle ne commercialiserait pas de semences OGM à ses 26.000 agriculteurs-adhérents en 2008 et 2009.
Cela "même si la loi l'autorisait".
Cette décision a été prise après l'envoi d'un questionnaire à chacun d'entre eux, et l'organisation en janvier d'une série de 34 débats en Poitou-Charentes, Pays de la Loire et Bretagne.
Sur les 3.100 questionnaires retournés, 42% des agriculteurs "refusent absolument le principe d'utiliser les OGM", selon Terrena, dont le siège est à Ancenis.
Par ailleurs, 37% "ne refusent pas le principe mais n'en voient pas l'utilité sur leur exploitation" et 20% se disent "prêts à semer des OGM si la loi les y autorise".
"Les adhérents nous demandent d'être prudents à court terme, sans pour autant vouloir exclure cette technologie", analyse Marcel Placet, vice-président de la coopérative agricole.
Pour "ne pas décrocher", Terrena va donc lancer une "veille technologique active" sur les semences transgéniques.
La coopérative réclame en outre des pouvoirs publics la création de "structures de concertation régionales" sur le sujet des organismes génétiquement modifiés, qui réunirait "collectivités territoriales et organisations économiques".
UNE TROISIEME VOIE
"Les règles de coexistence entre l'agriculture conventionnelle et biologique doivent être différentes, selon qu'on est dans une région céréalière ou non", est convaincu Olivier Chaillou, administrateur de Terrena.
Toujours sur la base de cette consultation, Terrena s'est engagée à faire réduire le quantité de produits phytosanitaires utilisés par des adhérents, en supprimant par exemple l'intéressement de ses commerciaux sur le volume de produits vendus.
En matière d'économies d'énergie, la coopérative agricole entend aussi développer la pose de panneaux photovoltaïques sur les toits des exploitations.
"Une troisième voie, entre le productivisme et l'agriculture respectueuse des écosystèmes, s'ouvre devant nous", a expliqué Alain Guillemin, directeur général de Terrena. "Cette ère nouvelle est celle de l'agriculture écologiquement intensive."
Terrena, qui réalise un chiffre d'affaires annuel de trois milliards d'euros, est présente sur quinze métiers de la production animale et végétale dans l'ouest de la France.
Le 8 mai 2007, elle avait fait cultiver 35 hectares de maïs OGM sur trois parcelles en Maine-et-Loire et dans la Vienne. Les trois parcelles avaient été en grande parties fauchées par des militants anti-OGM dans le courant du mois de septembre.
Le reliquat de semences avait été récolté en novembre. Il est consigné depuis dans l'usine de semences de Beaufort-en-Vallée (Maine-et-Loire).
******************************
Les OGM, un danger pour la moitié des agriculteurs
mercredi 5 mars 2008, mis à jour à 13:41
Le résultat d'une consultation menée par Terrena, première coopérative agricole française, révèle que pour 54% des agriculteurs, les cultures OGM représentent un vrai danger.
e résultat d'une consultation chez Terrena, premier groupe agrocalimentaire coopératif qui gère des marques comme Douce France ou Paysan Breton, a révélé mercredi que pour 54% d'entre eux, les organismes génétiquement modifiés (OGM) représentent un vrai danger pour la diversité des filières et des modes de production. Sur les 26.000 adhérents de Terrena, 3.100, soit 12%, ont répondu à un questionnaire distribué début janvier sur l'utilisation des OGM, des produits phytosanitaires ou encore des engrais chimiques.
Favorables à un moratoire
Pour 66% des personnes interrogées, les cultures OGM ne sont pas nécessaires pour répondre au besoin croissant de produits agricoles. 61% sont favorables au maintien du moratoire sur les OGM, "le temps que les recherches avancent", et seulement 20% sont prêts à semer des cultures OGM dans leur exploitation si la loi les y autorise. Cette enquête a été commentée avec prudence par la coopérative qui a décidé cependant "de ne pas commercialiser de semences OGM en 2008 et 2009 même si la loi l'autorise", a précisé Olivier Chaillou, membre du bureau de Terrena.
Continuer la recherche sur les OGM
Dans cette consultation les agriculteurs se révèlent prudents, car même si 69% demandent le maintien pour la nutrition animale d'une offre de soja non OGM, ils estiment que la recherche dans le domaine des OGM est nécessaire. "Les adhérents nous disent de rester prudents mais de rester actifs", a noté M. Chaillou et les dirigeants de Terrena ont annoncé le développement de leur pôle de recherches et développement avec notamment la création de veilles technologiques actives et de partenariats dans la recherche pour les nouvelles technologies.
"On ne peut pas continuer à produire comme on le faisait hier", a souligné Marcel Placet, vice-président de Terrena et le directeur général Alain Guillemin a souhaité l'orientation de la coopérative vers une "agriculture écologiquement intensive".
******************************
OGM: une majorité des agriculteurs y restent hostiles
Fauchage de champs de maïs OGM. Reuters
Selon un sondage lancé par la première coopérative agricole française, 54% des paysans interrogés estiment que les cultures OGM représentent un danger.
mercredi 5 mars 2008
Une majorité des agriculteurs ayant répondu à une enquête interne lancée par la première coopérative française, Terrena, restent hostiles à l'utilisation des OGM mais souhaitent que les recherches se poursuivent.
3.100 adhérents, soit 12% des 26.000 de Terrena, ont répondu au questionnaire que leur avait distribué en janvier la coopérative, mise en cause l'an dernier par certains d'entre eux pour avoir semé des parcelles de maïs transgénique MON810 sans communication préalable.
Soucieuse de "savoir ce que les agriculteurs pensent vraiment" des OGM, la coopérative a également organisé 34 débats dans ses deux principales régions d'implantation, Poitou-Charentes et Pays de la Loire.
66% des agriculteurs interrogés jugent que les cultures OGM ne sont pas nécessaires pour répondre aux besoins croissants de la demande de produits agricoles, et 54% estiment qu'elles représentent un vrai danger pour la diversité des filières et des modes de production.
61% se disent favorables au maintien du moratoire sur les OGM "le temps que les recherches avancent". Seuls 20% sont prêts à semer des cultures OGM dans leur exploitation si la loi les y autorise.
Dans ce contexte, Terrena a décidé "de ne pas commercialiser de semences OGM en 2008 et 2009 même si la loi l'autorise", a indiqué Olivier Chaillou, membre du bureau de Terrena.
Les adhérents ont également été interrogés sur les suites du Grenelle de l'environnement initié par le gouvernement à l'automne.
Ainsi, 57% des agriculteurs jugent que l'objectif de 6% de la surface agricole utile (SAU) en agriculture biologique d'ici 2020 sera "difficile à atteindre".
La moitié d'entre eux estiment qu'il leur est possible de réduire significativement le recours aux engrais chimiques et 54% sont "très favorables" à ce que la coopérative leur propose des solutions alternatives à ces engrais.
C'est dans ce sens que Terrena, qui possède aussi des activités agro-alimentaires, entend accentuer sa recherche de solutions alternatives avec l'ambition de développer à terme une "agriculture écologiquement intensive", a précisé le directeur général Alain Guillemin.
Sur les 35 hectares de maïs OGM semés en 2007 par Terrena, 27 ont été fauchés avant terme par des militants écologistes.

Commentaires