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OGM : les sénateurs adoptent le texte avec une retouche de taille
jeudi 17 avril 2008
http://www.europe1.fr/informations/articles/1341321/ogm--le-
gouvernement-uni-pour-retoucher-l-amendement-chassaign.html

Dans la nuit de mercredi à jeudi, le Sénat a adopté en deuxième 
lecture le texte sur les OGM. Une séance marquée par l'absence des 
groupes PS et PCF qui avaient décidé de quitter l'hémicycle pour 
protester contre l'absence de débat. Seul l'article 1er a été modifié 
mais cette retouche de l'amendement Chassaigne a "vidé de tout son 
contenu" le texte estiment les Verts.

Une simple retouche de l'article 1er mais une modification de 
taille : le Sénat a adopté en deuxième lecture avec un seul 
amendement, dans la nuit de mercredi à jeudi, le texte sur les OGM. 
Un "débat fantoche" pour les uns, "pas de démocratie dans ce pays" 
pour les autres : les groupes PS et PCF au Sénat ont donc renoncé à 
débattre du projet de loi qui au final se trouve amputer du 
controversé amendement Chassaigne.

La modification apportée par le député communiste André Chassaigne et 
adoptée par l'Assemblée nationale prévoyait que l'utilisation des OGM 
ne pourrait se faire que dans le respect "des structures agricoles, 
des écosystèmes locaux, et des filières de production et commerciales 
qualifiées 'sans organismes génétiquement modifiés', et en toute 
transparence". Mais le Sénat a corrigé cette rédaction, en y ajoutant 
une précision : le seuil minimal d'OGM ne sera pas en fait égal à 0%. 
Il sera fixé par voie réglementaire, sur avis du Haut conseil des 
biotechnologies, espèce par espèce".

"Cet amendement ne supprime pas cet ajout mais il le dévitalise 
totalement", a protesté l'élue Verts Marie-Christine Blandin. La 
droite a "vidé de tout son contenu" la seule amélioration obtenue par 
la gauche sur le projet de loi OGM, a également déploré Dominique 
Voynet. En l'absence de l'opposition, tous les autres articles ont 
été adoptés sans modification.

OGM : lettre ouverte à François Fillon
http://www.france-info.com/spip.php?article123790&theme=29&sous_theme=30

Isabelle Autissier, la célèbre navigatrice, a signé une lettre 
ouverte au premier ministre publiée ce matin par Libération, 
rappelant au Premier ministre les engagements pris le 24 octobre de 
mettre en œuvre " toutes les conclusions " du Grenelle de 
l'environnement. Elle s'en explique.

Au coeur des revendications de ces quarante personnalités, le 
maintien de l'amendement Chassaigne (PCF) dans le projet de loi sur 
les OGM, qui doit être soumis au Sénat. Cet amendement (le 252) est 
"le seul adopté par l'Assemblée nationale qui garantit de protéger 
les structures agricoles, les écosystèmes locaux et les filières de 
production et commerciales qualifiées sans OGM".

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OGM: Jean Bizet ne veut pas de "NKM" au Sénat
http://www.lexpress.fr/info/societe/dossier/ecologie/actu.asp?id=470012

Dans une interview accordée ce mercredi à Public Sénat, le sénateur 
Jean Bizet a souhaité que Nathalie Kosciusko-Morizet ne soit pas 
présente au Sénat, pour préserver la sérénité des débats autour de la 
loi sur les OGM. Hostile à l'amendement Chassaigne, le rapporteur de 
la loi a fustigé le "terrorisme intellectuel" des anti-OGM.

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OGM: «Les semenciers doivent assumer les risques de contamination»
http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/321534.FR.php

La sénatrice UMP Fabienne Keller va déposer plusieurs amendements 
lors de l'examen en deuxième lecture du projet de loi cet après-midi. 
Objectif: mieux protéger l'environnement face à des organismes dont 
l'innocuité n'est pas prouvée.
Eliane Patriarca
LIBERATION.FR : mercredi 16 avril 2008

Dès l'ouverture des débats au Sénat cet après-midi, pour l'examen en 
deuxième lecture du projet de loi sur les OGM, la sénatrice UMP 
Fabienne Keller va déposer plusieurs amendements renforçant le 
principe de précaution face aux cultures transgéniques, et cela 
malgré la déconvenue du sénateur Legrand, attaqué par l'UMP lors de 
la première lecture, et qui a choisi de ne pas assister aux 
discussions cette semaine.

La sénatrice du Bas-Rhin propose notamment d'instaurer un seuil de 
détection à 0,1%, différent du seuil de contamination qui est fixé à 
0,9%. A ce jour, le projet de loi prévoit que seule une présence 
d'OGM supérieure à 0,9% impose au producteur d'en informer le 
consommateur.

"Avec un seuil de détection des OGM à 0,1%, on protège mieux les 
autres cultures et l'environnement" proches d'un champ OGM, et on 
maîtrise mieux, à long terme, l'impact de la diffusion des organismes 
génétiquement modifiés. », explique-t-elle.

Fabienne Keller rappelle que O, 1% est le seuil que l'on sait mesurer 
techiquement et qui a été retenu par des pays comme l'Allemagne, 
l'Autriche ou la Roumanie.

Renforcer la transparence

Elle souhaite également renforcer "la transparence des travaux du 
Haut Conseil pour les biotechnologies", qui sera chargé d'examiner  
toute nouvelle demande d'autorisation d'OGM.  Deux amendements 
doivent permettre la "libre expression des membres de ce Haut 
conseil", "la publication exhaustive de ses travaux "ainsi qu'un 
"rééquilibrage, au sein de cette instance, des pouvoirs des deux 
collèges, celui des experts et celui composé de membres de la société 
civile."

Autre chapitre de la loi à améliorer selon la sénatrice: la 
responsabilité en cas de contamination. « Il faut que le régime de 
responsabilité associe les semenciers, ils doivent assumer les 
risques de la contamination. » Or , en l'état, après un premier 
examen par les deux chambres, la responsabilité porte sur les seuls 
cultivateurs.»

De plus, souligne Fabienne Keller, "aujourd'hui c'est au cultivateur 
de faire la preuve de la contamination. Il faut inverser la charge de 
la preuve:  en cas de problème, c'est toute la filière qui devrait au 
contraire prouver qu'il n'y a pas eu contamination."

Le "précédent" Legrand

Le problème, c'est que la plupart de ces amendements avaient déjà été 
déposés en première lecture, notamment par le sénateur UMP de la 
Manche, Jean-François Le Grand, président de la Haute autorité 
provisoire, qui a été très durement mis en cause par sa majorité lors 
de de la première lecture, et qui a annoncé hier qu'il ne 
participerait pas à la deuxième lecture au Sénat.

Que peut donc espérer Fabienne Keller en s'exposant ainsi à l'ire de 
ses collègues? "L'UMP m'a autorisé à m'exprimer cet après-midi, se 
rassure-t-elle. "Il faut que différentes sensibilités puissent 
s'exprimer au sein de la majorité', ajoute-t-elle.

"Je suis très proche du sénateur Legrand et j'avais soutenu tous ses 
amendements, rappelle Fabienne Keller. Même si lors des débats au 
Sénat, j'étais absente car mobilisée par la campagne muncipale à 
Strasbourg. Jean François Legrand a été victime d'incompréhension au 
sein de notre groupe.. Cela a été très dur pour lui et je comprends 
son découragement."

Mais la sénatrice entend prendre le relais. "Les OGM constituent un 
sujet fondamental auquel les citoyens s'intéressent énormément.  
C'est un sujet qui mérite un long débat sur ce que ces organismes 
transgéniques peuvent apporter mais aussi sur les risques qu'ils 
représentent. En tant qu'élue, je me dois de porter ces inquiétudes, 
ce débat. Nous ne disposons pas aujourd'hui d'un recul suffisant pour 
juger de l'impact des OGM sur l'environnement. Il convient donc 
d'appliquer fortement le principe de précaution pour tout ce qui 
concerne leur dissémination dans l'environnement".

Selon Fabienne Keller, "nous ne disposons pas aujourd'hui d'un recul 
suffisant pour juger de l'impact des OGM sur l'environnement. (...) 
Il convient donc d'appliquer fortement le principe de précaution pour 
tout ce qui concerne la dissémination (ou contamination) des OGM dans 
l'environnement".

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OGM : «Un affront au travail du Grenelle»
http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/321519.FR.php

Arnaud Apoteker, de Greenpeace France, fait le point sur le texte 
relatif aux cultures transgéniques alors que débute son examen en 
deuxième lecture au Sénat.
Eliane Patriarca
LIBERATION.FR : mercredi 16 avril 2008

Alors que le Sénat entame aujourd'hui, en deuxième lecture, l'examen 
du projet de loi sur les OGM,  quarante personnalités — 
scientifiques, acteurs, écrivains, chanteurs et représentants d'ONG — 
adressent une lettre ouverte à François Fillon publiée par 
Libération, appelant à refuser que des «logiques politiciennes 
viennent polluer l'intérêt général, la protection de l'environnement 
et la sérénité des consommateurs».


Chargé de campagne OGM à Greenpeace France, Arnaud Apoteker, qui a 
participé à la rédaction de cette lettre, commente l'évolution du 
projet de loi sur les cultures transgéniques.

Qu'attendez vous collectivement de cette lettre ouverte?

Signée par de nombreuses personnes de la socité civile, aux côtés des 
représentants de France Nature Environnement, Greenpeace et la 
Fondation Nicolas-Hulot, elle vise à montrer à François Fillon et aux 
sénateurs qu'il y a une grande partie de la population qui veut que 
cette loi protège les productions agricoles sans OGM, les produits 
AOC ou de terroir, et qu'il ne s'agit pas que d'une lubie de quelques 
écologistes.

Elle réclame notamment le maintien de l'amendement 252, déposé par le 
député communiste André Chassaigne. Pourquoi ?

Cet amendement prévoit de garantir très précisément «la protection 
des structures agricoles, des écosystèmes locaux et des filières de 
production et commerciales qualifiées sans OGM». Il a été introduit 
dans l'article 1 du projet de loi et, à ce titre, il est très 
important pour l'esprit même de la loi. Il est essentiel en effet que 
la loi maintienne la liberté d'entreprendre pour tous ceux qui 
refusent l'agriculture industrielle. Cet amendement est donc à la 
fois majeur au niveau de l'esprit de la loi mais insuffisant à lui 
seul : il faudrait que la loi mette en oeuvre cette protection avec 
tous les autres articles.

Ce n'est pas le cas?

Non, la preuve la plus évidente que le projet de loi ne répond pas 
aux besoins de protection, c'est qu'elle ne donne toujours aucune 
définition du «sans OGM». Alors que dans l'esprit de tout un chacun, 
cela signifie qu'il n'y a absolument pas d'OGM, le texte confond 
seuil d'étiquetage dans l'alimentation (0,9%) et seuil de 
contamination. En outre, les mesures techniques qui permettraient 
d'empêcher la contamination n'ont pas été définies alors qu'elles 
sont capitales pour mesurer l'impact de cette loi. Par exemple, 
choisir une distance d'isolement de 15 mètres entre une parcelle Ogm 
et une parcelle sans, c'est quand même très différent d'une distance 
de 300 mètres ! Même si pour les scientifiques, la coexistence est de 
toute façon impossible parce que la contamination est inévitable.

De même, le texte ne prend pas en compte sérieusement, au delà de la 
pollinisation, les autres facteurs potentiels de contamination, comme 
les camions qui transportent les céréales, les moissonneuses 
batteuses, les silos, les poussières ou les erreurs humaines de 
manipulation des semences... Enfin, sur la question de la 
responsabilité, la loi est très défaillante. Elle ne concerne que 
l'agriculteur dont le champ est voisin de la parcelle OGM. En plus 
c'est à l'agriculteur d'apporter la preuve que son champ a été 
contaminé, de réaliser les analyses adéquates et encore faut-il que 
cette contamination dépasse 0,9% ! C'est donc au pollué d'apporter la 
preuve de la contamination !

Mais alors cela vaut-il la peine de défendre l'amendement Chassaigne?

C'est très difficile pour des ONG de défendre un amendement dans un 
texte qu'on juge mauvais. Dès l'origine, le projet de loi issu du 
Grenelle de l'environnement et arrivé au Sénat en février n'était pas 
satisfaisant car il légalisait la contamination en mettant sur le 
même plan le fait de produire avec ou sans OGM.

Le texte s'est aggravé avec le passage au Sénat et à l'Assemblée. Les 
amendements adoptés facilitent le developpement des cultures d'OGM, 
partout, sur tout le territoire, y compris les espaces protégés et 
même à l'insu du consommateur.

Mais il faut être pragmatique. On ne peut rester sans loi sur les 
OGM, sans information obligatoire sur les parcelles OGM en France par 
exemple. En outre, il y a des sénateurs comme Fabienne Keller qui ont 
l'intention de déposer des amendements allant dans le sens du 
principe de précaution.

N'est-ce pas amer d'en arriver là après tout le travail du Grenelle 
de l'environnement?

Clairement, les parlementaires ont fait un affront au travail du 
Grenelle , et le projet de loi actuel est en contradiction avec les 
conclusions des groupes de travail qui avaient réclamé la liberté et 
le droit de produire et consommer sans OGM.

Néanmoins, on a obtenu la suspension de la culture en France du maïs 
Mon810, et il n'y a pas d'autre OGM cultivé en Europe. Cela nous 
donne un peu de répit.

En l'état, le projet de loi n'est pas bon. Cela signifie que nous 
allons devoir porter le débat au niveau européen. En attendant, nous 
suivons les débats dès aujourd'hui au Sénat, car les sénateurs 
devront être comptables de leurs décisions. Contrairement à ce qui s 
'est passé dans le dossier de l'amiante ou du sang contaminé, les 
parlementaires ne pourront pas dire qu'on ne savait pas qu'il y avait 
des doutes sur l'innocuité des OGM. Et les récents cafouillages ont 
montré à quel point ce sujet est sensible dans la société.

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OGM: le rapporteur UMP juge "pas souhaitable" la présence de NKM au 
Sénat
http://www.latribune.fr/info/OGM--le-rapporteur-UMP-juge--pas-
souhaitable--la-presence-de-NKM-au-Senat-743-~-AP-SENAT-OGM-BIZET-NKM-
$Db=News/News.nsf-$Channel=Politique

L'UMP Jean Bizet, rapporteur du projet de loi OGM au Sénat, a jugé 
mercredi "pas souhaitable" la présence de la secrétaire d'Etat à 
l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet lors du débat à la Haute 
assemblée.

"Si l'on veut qu'il y ait de la sérénité, ce n'est pas souhaitable", 
a dit le sénateur de la Manche à la chaîne Public-Sénat. "NKM" sera 
bien présente, a cependant répondu son service de presse.

M. Bizet souhaite en revanche que "soit plus présente" la ministre de 
la Recherche Valérie Pécresse. "Lorsque nous avions fait une première 
lecture de cette transposition de directive il y a deux ans, c'était 
sous l'autorité du ministre de la Recherche de l'époque, François 
Goulard, et j'estime que c'était plus clair. Arrêtons ce terrorisme 
intellectuel sur les OGM!", lâche le sénateur UMP.

Nathalie Kosciusko-Morizet avait dénoncé la semaine dernière le 
"concours de lâcheté et d'inélégance" entre le patron des députés UMP 
Jean-François Copé et son ministre de tutelle Jean-Louis Borloo lors 
du débat à l'Assemblée nationale sur les OGM. Elle a dû présenter ses 
excuses sur ordre du Premier ministre François Fillon sous peine 
d'être renvoyée du gouvernement.

Le Sénat examine à partir de ce mercredi après-midi le projet de loi 
sur les OGM en deuxième lecture. AP


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OGM: Le texte vidé de son contenu?
http://www.20minutes.fr/article/225775/Politique-OGM-Le-texte-vide-de-
son-contenu.php

A trop vouloir concilier les deux camps, la sortie de crise entre pro 
et anti-OGM va-t-elle déboucher sur un texte insipide? Après la 
querelle interne ayant opposé Nathalie Kosciusko-Morizet et les 
députés UMP, l'Elysée et la majorité ont trouvé mardi un compromis, 
avant l'examen du texte, mercredi, en deuxième lecture au Sénat.

Le seuil symbolique de 0,9%
Avec pour objectif de mettre un terme à deux semaines de couacs et de 
fortes tensions, la solution retenue ne supprime pas purement et 
simplement l'amendement Chassaigne (PCF), au centre de la 
controverse, mais l'encadre strictement, voire, selon les députés 
UMP, le vide totalement de son contenu. Les sénateurs UMP vont en 
effet «compléter» cet amendement -qui restreignait l'utilisation des 
OGM en les interdisant notamment dans les zones AOC- en stipulant que 
«la définition du "sans OGM" se comprend nécessairement par rapport à 
la définition communautaire», a annoncé le patron des députés UMP, 
Jean-François Copé, après la réunion du groupe à l'Assemblée. Le 
droit européen prévoit que au-delà de 0,9% d'OGM détectés dans un 
produit, la mention OGM soit obligatoire sur l'étiquette. Une mesure 
déjà en vigueur dans les pays de l'Union européenne.
Ce compromis a été trouvé à l'issue d'une série de discussions au 
plus haut niveau: réunion de deux heures lundi à l'Elysée autour de 
Nicolas Sarkozy avec des responsables UMP de l'Assemblée et du Sénat, 
petit-déjeuner de la majorité mardi à Matignon, puis nouvelle réunion 
convoquée, mardi matin, par le chef de l'Etat.
«Opération de diversion»
Nicolas Sarkozy avait d'abord plaidé pour un vote du projet de loi au 
Sénat dans sa version issue de l'Assemblée, synonyme de maintien en 
l'état du fameux amendement Chassaigne, selon l'AFP, avant de plier 
face au mécontentement dans les rangs des élus UMP. «Il n'est pas 
question que le Parlement se fasse baffer une deuxième fois», a 
commenté un député UMP interrogé par l'AFP. Annuler tel quel 
l'amendement, devenu un symbole, «risquait de provoquer une 
polémique» de la part des anti-OGM, selon Jean-François Copé, alors 
que la gauche a lancé un comité de soutien et une pétition sur 
Internet pour son maintien. Mais pour le président des députés UMP, 
il s'agit bien de remettre l'amendement en cause. Son auteur, André 
Chassaigne, a déclaré à l'AFP que, malgré le «flou actuel», il y a 
«un risque réel» que son dispositif soit «vidé de sa substance».
Mercredi, Noël Mamère a appelé à la vigilance les anti-OGM. «Il ne 
faut pas se laisser duper par cette opération de diversion», a-t-il 
lancé en allusion au compromis trouvé en haut lieu. «On veut faire 
croire aux Français que le président de la République et le Premier 
ministre ont arbitré en faveur de la protection des produits de 
qualité, affirme le député-maire de Bègles (Gironde). En fait, ils 
ont toujours le même poignard à la main sauf que cette fois-ci, ils 
mettent des gants.»
AFP/Archives ¦ Nathalie Kosciusko-Morizet (D) et Jean-Louis Borloo 
(G) lors du "Grenelle de l'environnement" le 27 septembre 2007 à Paris

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OGM : le Sénat doit voter l'amendement 252
http://verts-europe-sinople.net/OGM-le-Senat-doit-voter-l-amendement-252

Bruxelles, le 16 avril 2008 - Marie Anne Isler Béguin, Députée 
européenne (Verts/ALE), membre de la Commission de l'Environnement, 
de la Santé publique et de la Sécurité alimentaire du Parlement 
Européen, s'exprime sur la proposition de loi sur les OGM votée par 
le Sénat ce mercredi 16 avril 2008 :

"Le 17 octobre 2002, la directive européenne sur la dissémination 
d'organismes génétiquement modifiés (2001/18) rentrait en 
application. Il aura fallu 6 ans aux décideurs français pour lancer 
sa transcription en droit national !

Le projet de loi sur les OGM est fort attendu par l'Union Européenne 
et les citoyens français. Après l'adoption par l'Assemblée Nationale 
de l'amendement 252, le Sénat menace de le vider de sa substance.

Je soutiens l'amendement 252 parce qu'il permet de protéger les 
écosystèmes locaux et les filières agricoles sans OGM.

Les OGM ne sont pas une solution à la faim dans le monde ! Parce 
qu'ils relèvent de l'agriculture intensive, les OGM mettent en danger 
les petits agriculteurs qui assurent la sécurité alimentaire à partir 
des productions vivrières.

L'extension des OGM menace la biodiversité. Cultivés à grande 
échelle, les OGM exercent avec les agrocarburants une pression 
insoutenable sur les écosystèmes.

Les sénateurs doivent assurer aux citoyens français l'étanchéité de 
la filière OGM vis à vis des filières conventionnelles en adoptant 
toutes les dispositions pour éviter les transferts de gènes d'une 
espèce génétiquement modifiée à une espèce conventionnelle.

Outre la protection de l'environnement et de la santé des 
consommateurs, les sénateurs doivent également être vigilants : une 
agriculture sans OGM permettra à la France de valoriser les labels de 
qualité tels que l'Agriculture Biologique ou les Appellations 
d'Origine Contrôlée."

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OGM : Pécresse réclame le vote d'un texte de "réconciliation"
http://www.challenges.fr/20080416.CHA0424/
ogm__pecresse_reclame_le_votedun_texte_de_reconciliatio.html

La question de la contamination des cultures est au coeur des débats 
sur le projet de loi, qui doit passer en deuxième lecture au Sénat.

Un texte de "réconciliation": c'est ce qu'a réclamé la ministre de 
l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, 
mercredi 16 avril sur France 2, à propos de la loi sur les OGM, que 
le Sénat s'apprête à examiner en deuxième lecture.
"Nous avons un devoir de recherche parce qu'on importe des OGM, on 
consomme des OGM, parce que dans le monde, il y a des endroits où il 
y a des émeutes de la faim, parce que les gens n'ont pas assez à 
manger", a-t-elle expliqué. "Les biotechnologies végétales peuvent 
peut-être apporter des progrès, on n'en sait rien, on ne connaît pas 
les dangers, ni les bénéfices. [...] La seule réponse, c'est la 
recherche, toujours plus de recherche", y compris en plein champ, 
quitte à protéger un certain nombre de cultures pour éviter tout 
risque de contamination.

Cette question de la contamination est au coeur des inquiétudes 
actuelles sur le projet de loi, qui doit passer en deuxième lecture à 
l'Assemblée: une lettre ouverte signée des personnalités d'horizons 
très variés (Yann Arthus-Bertrand, Allain Bougrain-Dubourg, Jean-
Louis Etienne, Corinne Lepage, Jean-Pierre Coffe, Juliette Binoche, 
Marion Cotillard, Jacques Higelin, Rufus, Lambert Wilson...) en 
appelle ainsi à la "sagesse" du Premier ministre pour "ne pas engager 
un processus de contamination irréversible" par les OGM.
"Le projet de loi que votre gouvernement va présenter aujourd'hui au 
Sénat en deuxième lecture, n'est conforme ni avec les décisions du 
Grenelle, ni avec les doutes du président de la République et les 
réserves de votre parti", font valoir les auteurs de la lettre. "De 
plus, vous avez promis d'affaiblir encore ce texte en faisant 
supprimer par le Sénat l'amendement 252, le seul amendement adopté 
par l'Assemblée nationale qui garantit de protéger les structures 
agricoles, les écosystèmes locaux et les filières de production et 
commeciales qualifiées sans OGM".


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Article ajouté le 2008-04-17 , consulté 211 fois

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